DAME NATURE DORMAIT

DAME NATURE DORMAIT
Dame nature dormait. Elle s'éveille au printemps ;
De blanche comme lys sous neige et frimas.
Elle retrouve ses couleurs dans la douceur des vents.
Et les graines s'épanouissent à la fonte du verglas.

Les arbres se réveillent. Leurs bougeons de velours
Se mirent dans l'eau du lac, qu'éclaire une pâle aurore
Les fleurs lissent leurs pétales à la pointe du jour,
Le jardin desséché s'éclaire de jade et d'or.


Dame nature dormait, sous son voile grisâtre,
Et reprenait des forces pour nous émerveiller.
Nous avons attendu, cet hiver devant âtre,
Son retour au printemps, tout au long des veillés.

Elle a ouvert les yeux, au tout premier soleil.
Les oiseaux si heureux l'accueillirent d'une fête.
Le ciel lui l'habilla de bleu et de vermeil.
Ce qui met de la joie dans nos yeux et nos têtes.
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# Posté le jeudi 18 juin 2009 06:50

Modifié le jeudi 18 juin 2009 07:11

UN BRIN DE MIMOSA

UN BRIN DE MIMOSA



Un brin de mimosa, qui de souvient de tout,
S'épanouit doucement près du lit d'acajou.
Il embaume la chambre, au papier bleu sans joie,
Ou transpire mes angoisses et tout mon désarroi.


Un brin de mimosa, qui de tout s'émerveille,
Sait que tu n' es plus là et tendrement me veille.
Oubliant ses désirs, acceptant la pénombre,
Il épie sur mes joues la grimace de l'ombre...

Un brin de mimosa, qui voudrait me guérir,
Répand sur la couche blême ou je me laisse mourir,
Son parfum printanier gai, comme une clarinette,
Pour me faire oublier mes amours en goguette.

Un brin de mimosa, aimant les mélodies,
Les jours chauds de l' été, les vastes galaxies,
Affligé en voyant mon âme qui se givre,
Triste et désespérer refuse de me survivre.

Un brin de mimosa, qui rêvait de soleil,
Par charité pour moi, pour bercer mon sommeil,
Fit tomber sur mon drap, comme des larmes, ses feuilles
En priant d 'être mit au fond de mon cercueil.


09 / 01 / 1983.
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# Posté le mercredi 06 mai 2009 16:08

LA MER

LA MER





Toi la mer, suivant les latitudes et les heures
Comme le caméléon tu changes de couleurs
Ton étendue saphir telle une soie brillante,
Soudain devient argent, coléreuse et mouvante


A la tombée du jour, rêvent les amoureux,
Écoutant, ton ressac constant et douloureux.
Ce bruit de vagues mourantes qui frappent tes rochers
Quand follement sur eux elles viennent s'y briser.


Du Pharos de la nuit, Phébée sur toi se penche,
Donnant à tes flots sombres une traîne blanche.
Psyché mouvante et fluide où elle voit refléter
L'image ronde et pleine de sa blonde beauté.


Phoebus princier, disparaît à l'horizon,
Qu'après avoir baigné, dans ton eau ses rayons.
Insensible à ce don tu engloutie, altière,
L'éclat de son or, sa chaleur et sa lumière.

Suivant, l'envie ou l'humeur de Poséidon,
Tu peux être tour à tour, séraphin ou démon.
La calme et pacifique se transformant soudain
En houleuse furie et en danger certain.


Grondante, face plissée, dans ton remous géant.
Terrible, gueule ouverte, tu aspires vers le néant,
Des vies que tu rapportes, triomphale maîtresse,
Dans le palais des morts aux pieds du roi Hadès.



10 / 2001
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# Posté le dimanche 08 février 2009 21:01

L'AMOUR EST INFINI QUAND ON VEUT BIEN LE VOIR COMME TEL....

L'AMOUR EST INFINI QUAND ON VEUT BIEN LE VOIR COMME TEL....

IN.... FI.... NI....






A .... Viviane



Je vogue sur mon île
En cristal de minuit
Casquée de pourpre.
Etincelante.
Je chevauche la grande ourse,
En murmurant des mots
Sans importance.
Tu me rejoins quelque part...
Dans la grandeur sidérale.
Du " moi " intérieur,
Embellie, idéalisée,
Par l'absence.
Qu'importe que nos mains
Ne puissent se joindre...
Puisque, lier à jamais par notre esprit,
Nos yeux se verront,
A travers les étendues lunaires,
Les grandes steppes blafardes,
Les déserts antarctiques...
Et que par-delà l'océan des galaxies,
Nos âmes se comprennent,
Dans la clarté infini de espace et du temps....

................ 4 / 8 / 1988

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# Posté le dimanche 17 août 2008 19:31

Modifié le dimanche 31 août 2008 18:23

Bonjour à toutes et à tous


J'ai un peu délaissé mon blog c'est dernier temps. Oui ! C'est vrai ... Mais pas la poésie.
J'ai une période plus ... prose que vers ... Mea culpa !
Que vous pouvez lire sur un de mes autres blogs :

http://lescrisdhymalet.unblog.fr/

http://hymaletenverouenprose.unblog.fr/


Comme vous pouvez le constater j' ai aussi changé de couleur....
Souvent femme varie ! Ou évolue ....
Je préfére un ton plus clair et vous ? qu'en pensez vous ?
Pour mon retour je vous offre ....
La pureté du blanc et .... Et le brillant des étoiles :


LE COLLIER D ' ETOILES.


J'ai dérobé à la nuit des étoiles
Que j'ai été cherché dans le ciel vénitien
Mais, lorsque j'ai écarté mes doigts pâles
Oh ! Tristesse il ne me restait plus rien.

J'aurai voulu, avec ces purs diamants
Faire des diadèmes, bracelets et colliers.
Et te parer de ces fabuleux brillants
Qu'offrait Ouranos généreux joaillier.

Draper dans la soie, que revêtent les dieux,
Ton corps nu, que le soleil à doré.
Pour l'abriter de tous frissons frileux.
Quand vient Erèbe pour rafraîchir Nérée

D'un tendre voile voulant te protéger,
Du taquin Eole qui rode alentour,
Je tisse sur ta peau un drap de baisers.
En te couvrant d'une cape d'amour.
Bonjour  à toutes et à tous
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# Posté le dimanche 17 août 2008 09:05

Modifié le dimanche 31 août 2008 19:10